Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 21:10

 


1- Tout d’abord un coup de chapeau à l’entreprise EoleWater
pour son éolienne qui produit de l’eau potable par condensation. Et en plus, de l’électricité ! Un vrai espoir pour les populations qui vivent dans des zones désertiques ou difficiles d’accès.




 

 2- Une carte qui fait peur. L’animation indique en bas à droite la population mondiale, le nombre de morts et de naissances, et enfin le nombre de tonnes de CO2 émis depuis la connexion. Et ça monte très vite. Au survol de la carte, le détail de chaque pays est indiqué en bas à gauche. http://www.breathingearth.net/







3-
   
Le coût écologique d’un message spam = 0.3 gramme de CO2. Il y en a eu 62 billions en 2008, soit 18.6 millions de tonnes de CO2 émises. Voir l’étude Mac Afee

 

            4- L’empreinte carbone d’un ordinateur : 350,6 kg eq carbone. Plus de détails sur le site alis44.

Pour voir d’autres empreintes carbone, voir le site Effets de Terre.



 

     5- Faire son bilan carbone (ou au moins une approche), c’est possible sur le site www.bilancarbonepersonnel.org. Attention prévoir une bonne heure pour trouver les documents (factures électricité et/ou gaz sur un an, et facture électricité de la copropriété !!) et surtout réfléchir à la quantité que vous mangez (en kilo par mois) de : viande rouge, viande de porc, poisson, fromage, laitage, fruits, légumes, alcools…, votre budget annuel de chaussures, pulls…

Je suis un peu au dessus de la moyenne des français, et donc largement au dessus d’une consommation durable de 2400 kg eq carbone.

Sur les quatre items détaillés, seul le logement est en-dessous de 700 kg eq carbone. Après avoir jonglé avec les indicateurs, je peux vous dire que pour consommer durable il faut :

·         Habiter en appartement (pas de problème jusque là),

·         Renoncer définitivement à prendre l’avion, donc à visiter quoi que ce soit à plus de 500 km de chez vous,

·         Vendre votre voiture immédiatement,

·         Eventuellement conserver un deux-roues, mais sans trop rouler,

·         Par conséquent prendre les transports en commun

·         Arrêter de manger de la viande rouge et des laitages

·         Bannir tout équipement moderne de votre vie

Compte tenu de ces contraintes, vous pouvez opter pour une vie de Bobo New Age dans une grande ville ou celle du mythique éleveur de chèvres du Larzac, mais à tendance autiste (pas de transports en commun dans ce coin là). En tout cas, vous serez incultes (pas de voyages, pas d’ordinateurs, pas de télé) ou très frustrés de découvrir le monde à travers les livres, sveltes (pas de viande rouge, pas de laitage) et à mon avis un peu sectaire.

J’espère qu’on va trouver d’autres moyens de consommer durable que le volontariat !!

Par Benjamin
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 15:09

Enoncé en 2004 par Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, le concept de la longue traîne suppose que la loi de Pareto (20% des produits réalisent 80% du chiffre d’affaires) devient obsolète sur Internet. Et que la longue traîne (« long tail » en anglais) composée de tous les marchés de niche représente un marché aussi important (ou plus important) que les best-sellers.

Ceci est dû principalement:
- à la capacité de présenter une offre large sur Internet à moindre coût,
- à la réduction des coûts de distribution,
- à la visibilité offerte par les moteurs de recherche.

Voir la publication dans Wired.

 

Dans un post du 24 septembre, Chris Anderson revient sur une analyse menée par l’université de Wharton pour le compte de Netflix (Anderson avait appuyé le concept de la longue traîne sur l’industrie de la location de DVD). En analysant les données, il montre que le concept fonctionne, puisqu’entre 2000 et 2005, la forme de la courbe a changé : il y a moins de demande pour les best-sellers, plus de demandes pour le « milieu » des produits et la traîne s’est allongée. Le nombre de produits proposés est passé de 4500 à 18000 produits.

 

Le problème est que l’université de Wharton arrive à des conclusions inverses avec les mêmes chiffres : l’effet longue traîne ne fonctionne pas, et la part des best-sellers ne diminue pas, au contraire.

Le papier de Wharton précise que la clé de l’analyse réside dans la manière de définir les best-sellers et la traîne. Chris Anderson résonne en valeur absolue (voir courbe) ; il observe que la traîne s’est allongée, que les best-sellers concentrent moins de demande et que les produits du « milieu » progressent. Wharton résonne en pourcentage ; il y a plus d’offre, mais le poids relatif des best-sellers ne décroît pas, au contraire. La loi de Pareto se vérifie toujours : en 2000, 20% des produits concentraient 86% de la demande, et en 2005, 20% des produits concentraient 90% de la demande. Le point intéressant sur lequel Anderson et Wharton sont d’accord est la poussée des produits du « milieu » qui explique le maintien de la loi de Pareto.

Wharton indique qu’il faut garder en mémoire que la recherche de l’effet longue traîne a un coût pour les entreprises qui ne sont pas complètement digitales, notamment de stockage physique.

De plus, les outils de recherche et de médiatisation (recommandations…) de l’offre de niche ne sont pas encore assez performants pour que l’effet fonctionne de manière satisfaisante. Sur un catalogue de 55 000 produits déclarés par Netflix, seulement 18 000 ont fait l’objet d’un commentaire d’utilisateurs.

 

Au-delà des querelles d’expert, la progression des résultats de Netflix prouvent que le modèle que la société a adopté est rentable : en 2005, le CA était de 682 M$ et le résultat de 42 M$ et en 2008, le CA était de 1365M$ et le résultat de 83M$. La loi de Pareto est toujours valable comme l’observe Wharton, mais elle s’applique sur une offre de plus en plus large, ce qui semble donner raison à Anderson sur le concept de la longue traîne. Autre point, les outils de recherche ne sont pas encore satisfaisants, l'effet longue traîne n'est donc pas encore arrivé à son maximum.

Anderson et l’université de Wharton ont malheureusement fait une impasse sur l’impact commercial et marketing de la mise à disposition d’un catalogue complet : le recrutement et la fidélisation des clients passent par une offre globale.

Par Benjamin
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 22:14

L’avènement prochain du web mobile anime les débats du petit monde des TIC.

Les gourous exhortent les entreprises à franchir le pas de l’Internet mobile sous peine de laisser le champ libre aux first movers. Le public est encore restreint, mais il est là et trépigne de ne pas avoir grand-chose à surfer sur son smartphone.

Comme toujours, l’arrivée d’une nouvelle technologie ou l’avancée technologique est source de tensions et de questions.

 

Voilà quelques réflexions sur le sujet.

 

Retour à la genèse technique d’Internet ?

Les contraintes posées par ce nouveau média nous ramènent une dizaine d’années en arrière, à l’époque du bas débit et des écrans cathodiques 15’.

 

Tout d’abord, la gestion du poids des pages va redevenir une priorité. Oubliée depuis longtemps avec la démocratisation du haut débit, la gestion du poids des pages n’est plus un critère de qualité comme il a pu l’être par le passé.

Même si on ne parle plus du vieux modem 56 kb/s, le débit théorique maximum en 3G est de 380 kb/s, celui du Edge autour de 200 kb/s et le GPRS de 50 kb/s. L’offre en 3G+ (3.6 Mb/s) n’est pas encore complètement opérationnelle, et la 4G (36 Mb/s) n’arrivera pas en Europe avant 2010. Les coûts d’infrastructure sont très (trop) élevés, les opérateurs vont donc lentement dans le déploiement.

Exit les images en haute définition, les animations Flash et les vidéos, le texte va prendre une place prépondérante dans les sites mobiles.

 

Ensuite des contraintes budgétaires pèsent sur les utilisateurs ; un grand nombre de forfaits ne sont pas illimités, et il faut payer au volume de données. Ce n’est plus le temps passé en connexion, mais le principe reste le même qu’il y a 10 ans : plus on surfe, plus c’est cher.

 

La taille des écrans posent également des contraintes importantes, puisqu’au mieux, un écran de portable « standard » a une définition 320x480, pas si éloigné que ça des 640X480 des écrans 15’ de la fin des années 90. Les sites pour mobile devront donc revenir à une présentation sur une colonne, là où la profusion des contenus (et la largeur des tailles d’écran) a poussé à présenter les contenus sur 3 ou 4 colonnes.

Et pour optimiser l’utilisation des sites pour tous les navigateurs de mobiles, la mise en page devra être adaptative (comme lorsqu’il fallait gérer des largeurs d’écran différentes de 640, 800 ou 1024 pixels !). Sans oublier qu’un I-phone peut basculer en format italien.

 

Une utilisation nouvelle

Pour terminer sur les aspects techniques, une nouvelle contrainte de taille est à prendre en compte : l’absence ou quasi-absence de clavier sur bon nombre de portables. Cet aspect a une grande importance, et l’ergonomie doit être adaptée à la navigation « au doigt ». Les moteurs de recherche perdent une grande part de leur intérêt, et de nouvelles approches ergonomiques devront être créées, que ce soit dans les sites ou sur les matériels.

 

Au-delà de ces considérations techniques, la vraie nouveauté est dans l’utilisation que vont faire les « mobinautes » des contenus à leur disposition.

 

Plusieurs cas peuvent se présenter :

 

·         Le relais en temps réel d’informations qui seront consultées plus « sereinement » devant un écran. Dans ce cas, la meilleure approche est de créer un site ressemblant à un blog avec une colonne unique de contenus et une navigation simplifiée en haut et bas de page. Il sera la version très simplifiée du site et une détection automatique routera directement les mobinautes sur cette version light.

Ce site light bénéficiera des paramétrages et personnalisations que l’internaute aura fait lors de sa consultation sur écran.

Ce modèle est adapté aux sites d’informations générales, aux sites d’annonces et aux réseaux sociaux.

A ce jour en France, les réseaux sociaux ont déjà commencé à répondre à ces problématiques (par exemple Facebook), et certains sites d’information s’intéressent au sujet, mais uniquement en donnant des réponses pour les I-phones.

 

·         La réponse à une question précise du mobinaute, liée à son environnement immédiat : quel est le magasin le plus proche de telle enseigne ?, où trouver un taxi ?, quels sont les retards de train prévus ?...

Dans bien des cas, le mobinaute sera pressé et/ou mal installé. Pour ce type de requête, la navigation doit être simplifiée pour cerner au plus vite la demande et fournir la réponse adéquate.

Quelle optique prendre ? Un site allégé encore une fois, avec des fonctionnalités réduites à celles qui sont les plus utiles aux mobinautes. Une ergonomie très visuelle, minimisant la saisie et favorisant l’accès par « clics ».

Cette approche doit être celle de nombreux sites qui peuvent fournir ces renseignements : sites d’enseigne, services publics, localisation…

 

·         La navigation « comme à la maison ». A ce jour, cette navigation est minoritaire. Rien ne s’oppose techniquement à l’acte d’achat via un mobile ou à la navigation « complète », mais combien de personnes le font aujourd’hui ? La navigation sur l’écran d’un smartphone est et restera moins confortable que sur un écran classique.

Mais, quelle va être la tendance ? Nos grands-parents n’auraient jamais imaginé lire des articles sur un écran. Nos parents ont du mal à le faire et préfèrent souvent imprimer. Nos enfants utiliseront peut être exclusivement des smartphones ou des terminaux mobiles ayant résolu les contraintes ergonomiques.

Dans l’immédiat, pour répondre aux aficionados ou tout simplement aux personnes qui ont du temps devant eux, les sites mobiles doivent prévoir un lien pour revenir sur la version du site web original. Interdire cet accès serait une grave erreur pour le long terme.

 

Avant de conclure, quelques statistiques :

Le nombre d’utilisateurs uniques aux Etats-Unis qui se connectent sur des sites d’information quotidiennement est passé de 11 millions en janvier 2008 à 22 millions en janvier 2009. Et le nombre d’utilisateurs uniques qui se connectent une fois par mois est passé de 37 à 63 millions sur la même période (source ComScore).

 

Le taux de pénétration de l’Internet mobile dans les pays occidentaux variait entre 10 et 16% au 1er trimestre 2008 (source Nielsen Mobile).

 

Le nombre de mobinautes devraient passer de 577 millions en 2008 à 1.7 Milliards en 2013 selon Juniper Research.

 

Les utilisateurs sont déjà là et sont de plus en plus nombreux. Il ne reste plus qu’à trouver la bonne formule pour capter l’audience des mobinautes.

Par Benjamin
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 12:06

Je viens de finir de lire "Confessions d'un banquier pourri". Quelle déception !

 

Je trouve que la trame du livre décrédibilise les informations qu’il contient, en particulier les poncifs sur les "puissants" de ce monde :

Crésus est un banquier riche et très arrogant : il méprise souverainement ses clients, et les prend pour des gogos. Par extension, il méprise le « peuple » en général.

Il est marié depuis une quinzaine d'années à une femme aigrie qui lui accorde ses faveurs au compte goutte. Elle représente l'archétype de la grande bourgeoise imbuvable, qui va du spa aux magasins de l'avenue Montaigne sans jamais avoir travaillé. Et elle en veut toujours plus (J’attendais d’ailleurs un petit couplet sur les écarts de sa femme, façon « Belle de jour » pour pimenter le tout).

Pour palier cet "inconvénient", Crésus voit une call girl qui travaille entre Londres et New York. Cerise sur le gâteau, elle va lui faire des révélations sur la crise. Le scénario ressemble furieusement à celui de l'affaire Profumo, non?


Il tient des propos envers son supérieur et ses subordonnées digne d'une cours d'école.

Et pour finir, Crésus va détourner plus de 300 M€ en faisant quelques manipulations informatiques impossibles (interroger les opérations d’une banque depuis Internet par exemple).


Quelle personne saine d’esprit va écrire un livre en se présentant sous ce jour ? Tout cela donne plutôt l’impression d’un mauvais scénario que d’un vrai travail d’investigation.

 

Malgré tout, il y a quand même quelques révélations dans ces « confessions » : le chantage des banquiers suisses à la Commission européenne, les usages laxistes de l'administration britannique, le blanchiment de l’argent des dictateurs, le sacrifice de Lehman Brothers par Paulson pour des raisons personnelles…

 

Quel dommage d’avoir cédé à la facilité pour vendre ce livre. Une enquête encore plus étayée aurait été beaucoup plus intéressante.

Par Benjamin
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